Je suis intervenue en séance publique sur la proposition de loi « Logement des travailleurs des services publics », et je veux être directe : le coût du logement n’est plus seulement un obstacle dans des parcours de vie individuels, c’est aussi un frein structurel qui paralyse l’action publique tout entière. Quand un enseignant ou un policier renonce à un poste faute de pouvoir se loger, c’est l’efficacité de la République qui vacille.
La situation est particulièrement scandaleuse à Paris. À l’AP-HP, seule une infime minorité d’agents accède au logement social. Résultat : des personnels épuisés, des services fragilisés, des fermetures de lits massives. La Ville de Paris doit enfin donner la priorité à ceux qui prennent soin des Parisiens !
En votant cette proposition de loi, nous avons affirmé un principe simple : la République compte sur ses agents, ils doivent pouvoir compter sur elle. Habiter là où l’on sert, c’est le minimum que nous leur devons.