Au Sénat, dans le cadre de l’examen du PLF 2025, j’ai présenté notre rapport sur le budget des transports dont je suis rapportrice spéciale, aux côtés d’Hervé Maurey, au nom de la Commission des Finances.
J’ai souligné en particulier les enjeux massifs du financement des investissements nécessaires pour la modernisation et la régénération du réseau ferré. Alors qu’Elisabeth Borne s’était engagée sur une augmentation de ces investissements, à hauteur d’1,5 milliards annuels, à l’horizon 2027, il s’avère que c’est pour l’instant la seule SNCF qui supporte la charge de ce surcroît d’investissements.
Dans l’immédiat, la montée en puissance de ces financements repose sur une contribution intégrale de SNCF Voyageurs. Si cette solution temporaire permet de préserver les finances publiques, elle devra être réévaluée pour plusieurs raisons :
1️⃣ Une dépendance financière excessive de SNCF Réseau à l’égard de SNCF Voyageurs, dans un contexte d’ouverture à la concurrence.
2️⃣ Un financement du réseau par SNCF Voyageurs, alors même que ce réseau est partagé avec d’autres opérateurs.
3️⃣ Des contraintes potentielles sur les capacités d’investissement de SNCF Voyageurs, au moment même où l’objectif de décarbonation des transports du quotidien, du travail et des loisirs exige une offre de trains attractives
4️⃣ Une augmentation injustifiée du prix des billets pour les seuls voyageurs de la SNCF, mettant à mal tant l’attractivité du train par rapport à d’autres modes de transports comme le positionnement de la SNCF face à la concurrence.