Comme rapporteur spécial des transports de la Commission des finances, je suis intervenue sur le budget des transports. Depuis 2025, les crédits dédiés aux transports sont gelés. Nous comprenons la contrainte budgétaire, mais ce gel ne peut pas durer : repousser l’entretien ou la modernisation finit toujours par coûter plus cher.
La priorité doit être claire : les infrastructures. La conférence Ambition Transport a évalué les besoins à environ 3 milliards d’euros supplémentaires.
En 2026, le budget global restera stable, mais derrière cette stabilité se cachent des évolutions contrastées : hausse des investissements ferroviaires, baisse des nouveaux projets routiers, et réduction des contributions aux CPER.
L’entretien du réseau routier stagne, même si l’adoption de l’amendement pérennisant la réparation des ponts communaux est une vraie avancée.
Côté ferroviaire, la modernisation a pris du retard. La SNCF finance déjà une grande partie de l’effort, mais il manque encore 1 milliard d’euros par an pour tenir les engagements à partir de 2028.
Comment éviter de tomber dans la situation allemande, où la ponctualité n’atteint plus que 60 % ? La question demeure.
Une chose est certaine : la SNCF ne pourra pas porter seule cet effort d’investissement.