Plusieurs amendements proposaient de rendre la CSG progressive. J’ai rappelé en séance pourquoi cette idée, en apparence séduisante, fragiliserait les fondements mêmes de notre sécurité sociale.
La CSG a remplacé des cotisations qui n’ont jamais été progressives : elles étaient proportionnelles et même plafonnées. Le principe de la Sécurité sociale est simple et essentiel : tout le monde contribue en fonction de ses capacité contributives, et les droits sont les mêmes pour tous. Les prestations de santé, par exemple, dépendent de l’état de santé, pas du niveau de revenu.
Alors que notre sécurité sociale est déjà fragilisée et que le système est largement redistributif, toucher à cet équilibre reviendrait à ouvrir la porte à une rupture du contrat social.
J’ai donc appelé à la prudence : ne détricotons pas ce qui fait la force de notre modèle, son universalité et sa lisibilité.