Une ardoise magique qui efface miraculeusement les déficits, chaque fin d’année, ce n’est pas la solution pour sauver l’Institut Mutualiste Montsouris !
La proposition de la Mairie de Paris ne favoriserait que les créanciers de l’IMM, pas les équipes soignantes, pas les patients. C’est pourquoi nous ne pouvons nous y associer.
A la lecture des vœux portés par les Ecologistes, les Communistes et aussi celui de l’Exécutif, je souhaite attirer votre attention sur la réalité de la situation.
Il ne faut pas, comme vous le faites, choisir la politique de l’autruche et se voiler la face. L’IMM est en situation de déséquilibre quasi structurel depuis au moins une quinzaine d’années. Une situation qui ne saurait être imputée à la seule mise en place de la tarification à l’activité: c’est le mode de financement de tous les établissements de santé depuis 20 ans ! De même que tous les établissements de santé ont été confrontés à l’inflation. Tous n’ont pas pour autant des déficits structurels, de surcroît de cette importance, plus de 130 millions d’euros !
Dès lors, la méthode proposée en gros, une « table ronde » – je cite- et un Etat qui éponge tout, un coup d’ardoise magique à chaque fin d’année…, ne saurait constituer une solution pérenne. En outre, cette méthode n’a aucun sens pour un établissement qui, depuis le 3 février, est placé en redressement judiciaire, sous administration provisoire !
Non, pour sauver l’IMM, il ne suffit pas d’une ardoise magique ! Sauf si votre préoccupation, ce sont uniquement les créanciers de l’IMM, qui seraient, dans cette procédure de redressement judiciaire, les SEULS à profiter de ce coup d’ardoise magique !
Les créanciers, c’est certes important mais ma préoccupation première, ce sont les équipes soignantes de l’IMM, et ce sont les patients ! C’est une solution PERENNE de redressement garantissant l’avenir de l’IMM qu’il faut définir. Un avenir, exclusivement, en secteur 1.
Nous serons particulièrement vigilants et intransigeants sur ce point.